Dans les interstices de la ville, entre les maisons afro-bresiliennes et les cocoteraies, une agriculture discrete mais essentielle se pratique. Les habitants d'Aneho cultivent le maïs, le manioc, les legumes et les epices dans des jardins familiaux qui contribuent a la securite alimentaire des foyers. Cette agriculture urbaine informelle est un heritage de l'organisation traditionnelle guin, ou chaque famille disposait de ses propres terres cultivees.
Des cooperatives emergent pour structurer cette activite. Le maraichage se developpe, permettant aux femmes de generer des revenus reguliers. Des projets soutenus par des ONG locales introduisent des techniques de compostage et d'irrigation economes en eau. L'agriculture urbaine est a la fois une tradition et une piste d'avenir pour une ville qui cherche a reduire sa dependance alimentaire.